Recherche de provenance d’œuvres d’art spoliées
Une expertise historique, juridique et patrimoniale en recherche de provenance d’œuvres d’art spoliées, au service des familles, des institutions et du devoir de justice et de mémoire.
Le département Recherche de Provenance, dirigé par Eléonore Delabre, est spécialisé dans la recherche des œuvres ayant appartenu à des familles juives spoliées durant la Seconde Guerre Mondiale.
Nous accompagnons, avec éthique et responsabilité les ayants droit de familles victimes de spoliations liées aux législations antisémites de l’État de Vichy ou perpétrées par l’occupant nazi.
Cette spécialisation nous tient particulièrement à cœur parce qu'il s’agit pour nous d'œuvrer au devoir de mémoire.
Une expertise engagée depuis plus de dix ans
Depuis plus de dix ans, le département Recherche de provenance d’ADD Associés conduit des recherches historiques, juridiques et patrimoniales pour identifier et documenter le parcours des œuvres spoliées et permettre leur restitution.
Premier cabinet français de généalogie successorale à avoir développé une expertise dédiée à la recherche de provenance, ADD Associés s’appuie sur une connaissance approfondie des archives, des mécanismes de spoliation et des contextes historiques, associée à son expertise reconnue en matière d’identification des ayants droit.
Cette antériorité et cette approche pluridisciplinaire nous permettent aujourd’hui d’intervenir sur des dossiers complexes en France et à l’international.
Eléonore Delabre, directrice du département Recherche de provenance
Dirigé par Éléonore Delabre, le département Recherche de provenance réunit des compétences en généalogie successorale, histoire de l’art et droit international.

Une expertise portée par Eléonore Delabre
Après des études en histoire de l’art et en archéologie, l’obtention d’un diplôme de 1er cycle à l’Ecole du Louvre et un Master 1 à la Sorbonne en Patrimoine et Musées, Éléonore Delabre se spécialise dans la recherche des œuvres spoliées pendant la Seconde Guerre mondiale.
Depuis 2020, Eléonore Delabre dirige le département Recherche de Provenance au sein d’ADD Associés.
Contact : e.delabre@add-associes.com
Une approche unique : la généalogie des familles et celle des œuvres
ADD Associés apporte un regard unique, fondé sur l’articulation de deux généalogies : celle des familles et celle des œuvres. Cette double approche permet de relier les filiations brisées aux trajectoires des tableaux, sculptures ou dessins dispersés pendant la Seconde Guerre mondiale. Retracer le parcours d’une œuvre ne suffit pas : il faut aussi reconstituer l’histoire de la famille spoliée, établir les filiations et identifier les ayants droit.
« Déposséder, c’était exclure ; exclure, c’était déjà anéantir »
rappelle Antoine Djikpa, président d’ADD Associés
En associant recherche de provenance et expertise en généalogie successorale, ADD Associés peut ainsi documenter à la fois l’histoire des œuvres et celle des familles auxquelles elles ont appartenu, deux dimensions indissociables dans les démarches de restitution.
Notre méthodologie : une enquête rigoureuse, documentée, internationale
La recherche de provenance est une enquête complexe qui mobilise des compétences en Histoire, en histoire de l’Art, en droit et généalogie. Depuis plus de dix ans, ADD Associés a développé une méthodologie éprouvée, fondée sur la rigueur documentaire, la maîtrise des archives internationales et une expertise unique en généalogie successorale.
Notre démarche repose sur cinq étapes complémentaires
Cette méthodologie, éprouvée dans des dossiers majeurs, permet d’apporter des réponses fiables, documentées et juridiquement exploitables à des situations complexes, souvent marquées par des lacunes historiques et des récits interrompus.
Qui peut faire appel à nos services ?
ADD Associés accompagne les familles, les institutions culturelles, les professionnels du marché de l’art et les acteurs publics confrontés à des œuvres spoliées, disparues ou dont la provenance doit être clarifiée et mène à bien les recherches généalogiques pour identifier les ayants droit.
Familles et ayants droit
Héritiers, descendants ou familles souhaitant retrouver des biens culturels dispersés du fait des persécutions antisémites de la Seconde Guerre mondiale, documenter une spoliation, et engager une démarche de restitution ou d’indemnisation. ADD Associés les accompagne tout au long de ces démarches, y compris dans leur dimension juridique, financière et humaine.
Musées et Institutions culturelles
Musées, bibliothèques, fondations, centres d’archives souhaitant clarifier la provenance d’une œuvre, documenter son histoire et identifier d’éventuels ayants droit.
Professionnels du marché de l’art
Maisons de ventes, collectionneurs, experts et galeristes disposant d’éléments susceptibles de révéler une spoliation et souhaitant approfondir les recherches sur la provenance d’une œuvre et identifier, le cas échéant, ses ayants droit.
Acteurs publics
Ministères, collectivités, autorités administratives impliquées dans des recherches de provenance, des démarches de restitution ou de réparation.
ADD Associés accompagne chacun de ces acteurs avec une approche sur mesure et confidentielle.
Plus de dix ans de recherches et de restitutions d’œuvres d’art spoliées
Depuis plus de dix ans, ADD Associés intervient sur des dossiers de recherche de provenance en France et à l’international. Les enquêtes menées par notre département ont permis de documenter des spoliations, d’identifier des ayants droit et d’aboutir à des restitutions ou indemnisations auprès de musées, d’institutions publiques et de détenteurs privés.
La collection Dorville : un dossier emblématique

ADD Associés agit en qualité de mandataire des héritiers d’Armand Dorville, dont la collection de près de 450 œuvres a été dispersée lors d’une vente aux enchères spoliatrice organisée à Nice en 1942.
Un dossier emblématique marqué par des avancées majeures :

- 30 œuvres restituées ou indemnisées en France et à l’international
- 12 œuvres de la collection sorties du domaine public grâce à une loi spécifique, votée le 21 février 2022, avant la promulgation de la loi-cadre du 22 juillet 2023 créant une exception au principe d’inaliénabilité du domaine public pour les biens culturels spoliés entre 1933 et 1945
- des restitutions en France, en Allemagne, en Belgique ou aux États-Unis
- une décision majeure de la Cour de cassation en 2025 sur la qualification de la vente de 1942.
Notre expertise dans les médias
- Article Le Monde
La Bibliothèque royale de Belgique restitue un tableau aux descendants d’un collectionneur spolié sous Vichy - Article Ventôse
Généalogie des familles, généalogie des œuvres : le droit à l’épreuve de la mémoire - Article La Revue Française de Généalogie
Belgique : une restitution met en lumière le travail des généalogistes successoraux
Recherche de provenance : comprendre les enjeux de restitution des œuvres spoliées
La recherche de provenance ne se limite pas à retracer le parcours d’une œuvre. À la croisée de l’histoire, du droit et de la mémoire, elle permet de documenter les spoliations, de rétablir les droits des familles et de répondre aux enjeux de transparence des institutions culturelles et du marché de l’art.
Comprendre l’histoire pour rétablir les droits des familles
Les œuvres spoliées ne sont pas seulement des objets déplacés : elles sont les témoins d’une politique de dépossession systémique, pensée et organisée.
La recherche de provenance permet de reconstituer les histoires familiales, retrouver les ayants droit, documenter les transferts opérés sous contrainte et établir la spoliation, y compris lorsque les archives sont lacunaires.
Réparer l’histoire, c’est ainsi réhabiliter des trajectoires interrompues, redonner une voix à des familles dont la filiation a été brisée et restaurer leurs droits.
« La recherche de provenance est un acte de justice. Elle redonne une voix à ceux qu’on a voulu faire taire. »
Antoine Djikpa, président d’ADD Associés
Un enjeu de transparence pour les institutions et le marché de l’art
La recherche de provenance est devenue un enjeu majeur pour les institutions culturelles et les acteurs du marché de l’art. Une provenance lacunaire ou incertaine peut soulever des enjeux juridiques, éthiques et patrimoniaux.
Établir le parcours d’une œuvre permet de documenter l’histoire des collections, de sécuriser les acquisitions et les transactions et de répondre aux exigences croissantes de transparence. Cette exigence de transparence s’inscrit notamment dans le prolongement des Principes de Washington de 1998 et des Bonnes pratiques adoptées en 2024, qui encouragent la recherche de provenance et la recherche de solutions « justes et équitables ».
Professionnels et collectionneurs ont désormais une responsabilité accrue : vérifier que les œuvres qu’ils détiennent, acquièrent ou commercialisent ne proviennent pas d’une spoliation, en particulier lorsqu’elles ont circulé entre 1933 et 1945.
La recherche de provenance est ainsi devenue un véritable levier de confiance.
Les outils du chercheur de provenance
La recherche de provenance est une enquête minutieuse qui mobilise une grande diversité de sources. Chaque œuvre est un puzzle, et chaque archive en est une pièce.
Entre 1933 et 1945, les confiscations, ventes et transactions portant sur des œuvres d’art ont laissé des traces dans de nombreuses sources : archives administratives, catalogues de ventes, inventaires, correspondances, documents familiaux ou archives de musées. Le travail du chercheur de provenance consiste à remonter à ces sources, à les croiser et à les confronter pour reconstituer le parcours d’une œuvre et documenter les conditions dans lesquelles elle a changé de mains.
Lost Art : une base de données essentielle pour les chercheurs de provenance
Lost Art est une base de données internationale de référence qui recense des biens culturels spoliés ou susceptibles de l’avoir été dans le contexte des persécutions nazies. Elle publie notamment des avis de recherche concernant des œuvres disparues et des signalements d’œuvres retrouvées dont la provenance doit être clarifiée.
En donnant une visibilité internationale à ces œuvres, Lost Art constitue un outil important pour les familles, les institutions, les chercheurs et les professionnels du marché de l’art.
ADD Associés y a notamment référencé les œuvres figurant au catalogue de la vente de la collection Armand Dorville et actualise les informations au fil des restitutions obtenues.
Comprendre la restitution en 10 questions
Une œuvre d’art spoliée est un bien artistique dont le propriétaire a été dépossédé dans le contexte des persécutions antisémites de la Seconde Guerre mondiale, tant par l’occupant que par les autorités de Vichy, notamment par vol, confiscation, saisie, vente forcée ou vente sous contrainte.
Une transaction en apparence régulière peut ainsi relever d’une spoliation lorsqu’elle est intervenue dans un contexte de persécution.
Adoptés en 1998 par 44 États, dont la France, les Principes de Washington constituent un cadre international de référence pour favoriser l’identification et la restitution des œuvres d’art confisquées par les nazis.
Ils encouragent notamment la recherche de provenance, l’ouverture des archives, l’identification des propriétaires ou de leurs ayants droit et la recherche de solutions « justes et équitables ».
Les MNR – Musées nationaux récupération – sont des œuvres récupérées en Allemagne et dans les territoires contrôlés par le régime nazi à la fin de la Seconde Guerre mondiale, rapportées en France mais qui n’ont pas pu être restituées à leurs propriétaires.
Confiées à la garde des musées nationaux, elles n’appartiennent pas à l’État et ne font pas partie des collections publiques. Elles y sont conservées dans l’attente de l’identification de leurs propriétaires légitimes ou de leurs ayants droit.
La recherche de provenance et la généalogie successorale jouent donc un rôle essentiel pour permettre leur restitution.
Établir une spoliation nécessite de croiser de nombreuses sources : archives administratives, catalogues de ventes, inventaires, correspondances, archives de musées, documents familiaux, dossiers de succession ou encore historique des transactions.
Ces recherches permettent de reconstituer le parcours de l’œuvre, d’identifier ses propriétaires successifs et de documenter les circonstances dans lesquelles elle a changé de mains. Les archives étant parfois lacunaires, chaque dossier nécessite une analyse spécifique et un travail de recoupement.
Lorsqu’une œuvre est retrouvée et que les recherches permettent d’établir et de documenter sa spoliation, sa restitution peut être demandée par son ancien propriétaire ou, le plus souvent aujourd’hui, par ses ayants droit.
Il est alors nécessaire de reconstituer la généalogie de la famille, d’identifier l’intégralité des héritiers et d’établir leurs droits. C’est l’une des spécificités de l’intervention d’ADD Associés : associer la recherche sur le parcours de l’œuvre à celle sur l’histoire et la filiation de la famille spoliée.
La complexité historique, juridique et parfois internationale de ces dossiers nécessite généralement un accompagnement spécialisé. Avec l’accord des ayants droit, ADD Associés peut les représenter dans leurs démarches et travailler en lien avec des avocats spécialisés lorsque le dossier le nécessite.
La durée d’une enquête peut varier de quelques mois à plusieurs années. Elle dépend notamment de la dispersion et de l’accessibilité des archives, de la complexité de l’histoire de la collection, de la localisation des œuvres et des différents pays et institutions concernés.
Chaque dossier est unique.
Contact
Eleonore DELABRE
- Directrice du département Recherche de provenance
- e.delabre@add-associes.com / 01 44 94 91 91